Le sport bénéfique pour les autistes
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Le sport bénéfique pour les autistes
Conférence à Mons (Belgique)
Massion J, 2006 Sport et autisme. Science et Sports 21 : 243-248Auteur : Jean Massion,
Laboratoire Parole et Langage, UMR 6057-CNRS, 29, avenue Robert Schumann, 13621 Aix-en-Provence
Adresse pour correspondance :
Jean Massion, Les Micocouliers, 16, route de Rognes, 13410 Lambesc
Tél : 04 42 57 12 28 • e-mail : jean.massion@wanadoo.fr
Résumé
L’activité physique et sportive peut-elle être bénéfique aux personnes avec autisme ?
Quelles sont les difficultés que peut rencontrer l’enfant et l’adulte avec autisme dans la pratique sportive ?
Quels sont les avantages dans le domaine de l’apprentissage et de la rééducation ?
Quelles sont les conditions à remplir pour que la personne avec autisme tire les bénéfices attendus d’une pratique sportive.L’exposé devrait rappeler les principaux traits de l’autisme, les difficultés qui en résultent pour les activités physiques et sportives, le grand intérêt de ces activités pour les apprentissages sensori-moteurs et cognitifs, mais aussi pour les progrès de la socialisation et de la communication.
Comment améliorer l’accès des enfants, adolescents et adultes aux activités physiques et sportives ?
Quelques considérations et recommandations sur cet aspect terminent l’exposé.
Intérêts et pistes thérapeutiques.
Quel est l’intérêt des activités physiques et sportives pour le bien-être des personnes avec autisme ?
Ce sujet est à première vue important. Cependant, il est traité de manière relativement marginale dans les publications nationales et internationales sur l’autisme (Kern et al, 1982,1984, Watters et Watters, 1980, Boursier, 1996, Celiberti et al, 1997, Therme, 1992, Barthelemy et al, 2004). Pour situer le problème dans un cadre plus large, celui du handicap en général et des handicap mentaux en particulier, on peut rejoindre les analyses de Therme (1992) et de Eberhard (1999) pour distinguer quatre niveaux où les activités physiques et sportives peuvent être bénéfiques.
Un premier niveau est celui de la forme physique de la personne sur laquelle l’activité physique et sportive exerce son effet. L’exercice permet d’améliorer l’endurance et l’état général de l’individu notamment sur le plan de ses capacités cardio-vasculaires. C’est particulièrement important pour les adultes handicapés sédentaires, dont l’inactivité peut entraîner une détérioration de leur état. Subsidiairement, l’activité physique intense peut aussi réduire l’occurrence de comportements stéréotypés qui gênent l’adaptation de l’individu à son environnement.
Un second niveau est celui de l’apprentissage de fonctions sensori-motrices et cognitives, qui, du fait du handicap, n’a pu atteindre un niveau satisfaisant. On peut citer comme exemple la connaissance et la maîtrise des propriétés biomécaniques du corps (poids et inertie des segments), le traitement de l’information sensorielle, qu’elle soit proprioceptive (issue du corps) ou extéroceptive (visuelle, auditive), la construction de représentations du corps (schéma corporel), de l’espace extérieur et leurs interactions, elle permet aussi de construire des schémas d’action dirigées vers un but extérieur de nature spatiale (saisir un objet), d’organiser les séquence d’actions (c’est le cas de nombreux sports), d’automatiser les actions, c’est-à-dire de les exécuter sans faire appel à chaque instant à l’attention consciente et au contrôle sensoriel de l’action ; ces opérations sont particulièrement « coûteuses » pour le cerveau en terme de traitement de l’information et d’attention.
Un troisième niveau est le niveau social. Il concerne la communication verbale et non verbale, les interactions entre les individus d’un groupe et le partage des émotions par l’intermédiaire de postures, de mimiques, du regard.
Enfin, un dernier niveau est de nature hédonique, celui du plaisir que procure le jeu qui accompagne le sport, et de ce fait accroît la qualité de vie. Il implique aussi une meilleure perception de soi et de ses capacités.
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Créé le24 Février 2011
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